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 Le grand patriarche d'Archipel

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Brume
Poisson dans l'eau
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MessageSujet: Re: Le grand patriarche d'Archipel   Mar 19 Jan - 9:52

Il est dit dans Archipel que le patriarche est le pont entre le monde des mortels et celui des dieux, que c'est la tâche des pères spirituels des îles d'intercéder auprès des Invisibles lorsque les hommes ont besoin d'eux.

Elegbara et la mer
Il y a près de 20 ans, les îles d'Archipel connurent une de leur rare période de disette. Des infestations d'insectes détruisaient les fruits dans les arbres et les filets des pêcheurs étaient vides. Ces infestations sont éventuellement repoussées par les chamans des iles qui négocient avec les dieux responsables de cette infamies, mais il faut attendre que les fruits poussent de nouveau. Elegbara, alors un jeune chaman dans l'ombre de son père, tente de négocier avec les dieux locaux afin de trouver une solution. Prenant une simple embarcation, il rame au large des côtes pour aller parler avec la déesse des mers locale. Sans nourriture et sans eau, il passe près d'une semaine en transe méditative, dérivant au milieu de l'océan, attendant d'être rencontré par la divinité. Au bout du septième jour, étonnée de l'humilité et de la patience du chaman, la déesse consent à le visiter. Nul ne sait ce que le chaman et la déesse échangèrent loin des côtes, et la plupart croyait le chaman mort. Lorsqu'il revint au crépuscule du septième jour, son canot était mu par les bancs compacts de poissons et de créatures marines affleurant juste sous la surface, et il avait maintenant gagné un guide spirituel puissant en la déesse qui l'accompagnait maintenant.

Elegbara et la mort
Plusieurs années plus tard, alors qu'il prenait lentement la place de son père en tant que patriarche, on vint quérir de l'aide pour un jeune homme mourant d'une blessure infectée. Les autres patriarches vinrent le voir et chacun le déclarèrent condamné lorsqu'ils aperçurent les agents de la Mort aux pieds de l'homme, attendant de réclamer son dernier souffle au moment du trépas. Elegbara alla plutôt voir chacun des amis et des membres de la famille de l'homme, mais aussi ses rivaux et ses ennemis. Il découvrit que le mourant était un grand guerrier, mais aussi un homme juste et honorable. Sa famille et ses amis le décrivirent comme un pilier sur lequel ils pouvaient compter, comme un homme juste qui ne donnait ni trop ni trop peu. Ses rivaux en firent l'éloge, un adversaire puissant et habile tout en étant magnanime envers ceux qui reconnaissaient leur défaite plutôt qu'un tueur assoiffé de sang. Lorsqu'il eut appris à connaitre le mourant, Elegbara prépara les peintures rituelles et y ajouta les éléments nécessaires à faire hiberner le corps. Étendu au milieu du village, un feu de part et d'autre de son corps, il ordonna de faire jouer les tambours sans arrêt tant qu'il ne serait pas revenu, afin que son esprit puisse retrouver son chemin. Alors que les plantes paralysantes commençaient à ralentir tout son corps, il quitta cette enveloppe charnelle et s'éleva à travers les plans astraux. Survolant même les esprits libres, il alla trouver la Mort elle-même, dont les agents guettaient déjà le guerrier fiévreux.
Pendant deux jours, le chaman raconta les histoires du jeune homme. De ses vertus, il conçut des histoires qui faisaient de lui un héros. Même s'il inventait certains détails, Elegbara ne mentit pas à la Mort car il croyait sincèrement que l'homme avait été exemplaire. La Mort, fascinée, écouta, et pendant deux jours, il semblait que même les malades les plus graves eurent un sursis. Après ces deux jours, la Mort voulut en savoir plus, mais Elegbara lui dit que la vie du jeune homme, destiné à de grande chose, allait s'achever déjà. Insatisfaite de cette réponse, la Mort voulut tout de même en savoir plus. Le chaman lui proposa alors de retenir sa main et de laisser l'homme vivre. En échange, Elegbara dirait à l'homme de continuer à vivre tel qu'il l'avait toujours fait, en se surpassant continuellement, afin qu'il puisse lui-même conter de nouvelles histoires à la Mort une fois son heure venue. La Mort finit par accepter et elle rappela ses agents qui se tenaient au pied de l'homme. Elegabra la remercia et suivit le son des tambours jusqu'à son corps dans le monde des mortels. Après quelques jours, l'homme récupéra miraculeusement. Lorsqu'il voulut s'établir et avoir une vie plus simple, le patriarche le mit en garde: sa vie de guerrier, aussi risquée soit-elle était ce qui avait retenu la main de la Mort. S'il y renonçait, elle pourrait reprendre ce qu'elle lui avait accordé. Le jeune homme compris, et il devint un des plus grands guerriers des iles. Lorsqu'il mourut au combat contre une tribu rivale plusieurs années plus tard, ce fut sans regret, car il avait vécu la vie pour laquelle il avait été choisi par les dieux.

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